Le musée de la patate

Croyez-le ou non, mais le Nouveau Brunswick est l’heureux propriétaire du Musée de la Pomme-de-Terre, institution ô combien essentielle à l’attrait touristique de cette province.

Il nous était donc impensable de louper une attraction pareille et de ne pas vous en faire profiter.

Le musée de la pomme-de-terre, ou Potato World, est situé à Florenceville-Bristol, NB. Il se trouve que cette ville arbore fièrement le titre de Capitale Mondiale de la Frite, non-pas que ce titre soit légitime, mais il s’agit d’une marque commerciale qu’ils ont déposée. Ils peuvent donc dire ce qui leur chante. De toute façon, ça ne veut rien dire : il n’y a pas un gouvernement de la frite, qui se réuni périodiquement pour décider des orientations fritesques à venir…

Ainsi, dans cette capitale auto-proclamée, le musée de la patate – largement financé par McCain – propose un parcours d’une grosse demie-heure (et encore) retraçant l’arrivée de la pomme de terre au Nouveau Brunswick, sa culture, l’industrialisation agricole, sa transformation.

On y apprends pas grand chose, du moins lorsque l’on connait déjà un minimum de choses sur le monde agricole, mais les informations présentes sont justes et plutôt bien présentées.

Plutôt fiers de leurs procédés de transformations, les commanditaires du lieu expliquent également la préparation des frites industrielles : celles-ci sont précuites à la vapeur pendant de nombreuses minutes afin de leur éliminer tout les sucres naturels présents, puis une préparation sucrée et aromatisée est pulvérisée sur chaque frite avant d’être plongée 45 à 120 secondes dans un bain d’huile. Les « French Fries Extra » sont elles panées avant d’être frites. Miam.

Le gratin de la pomme de terre
Le gratin de la pomme de terre…

En sortie d’exposition, le couloir du Panthéon du Monde (rien que ça) dresse les portraits des personnages sans qui le monde aurait été bien différent. Point de Parmentier, vague promoteur de la pomme de terre en France, point d’évocation des conquistador l’ayant rapporté d’Amérique du Sud, point de mention des créateurs de variétés multiples. Non, pas de petite gens, mais bien les grands noms seulement, pour ainsi dire le gratin de la pomme de terre, à savoir tous les membres de la famille McCain, ou presque.

Si vous passez par là, c’est un bon endroit pour faire une pause pipi. Mais ne faites pas un détour pour ça non plus.

On a quand même bien rigolé. Allez, on se casse…

2 réflexions au sujet de « Le musée de la patate »

  1. Au Québec, ça s’appellerait le Centre d’interprétation de la pomme de terre. Parce que tout le monde rêve d’interpréter un tubercule.

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