Au premier jour…

8h45, premier jour. Arrivée dans le hall de l’immeuble, pas de fauteuil, nulle part ou s’installer. Le hall est grand. Dans un coin à son bureau, l’agent d’accueil s’ennuie déjà, et il sait qu’il n’aura que peu à faire aujourd’hui.

J’ai chaud – comme toujours au delà de 15 degrés. Ma chemise en témoigne un peu. Cependant, cela ne peut pas être pire que lors de mon entrevue d’embauche : pris par une averse orageuse, j’étais arrivé littéralement trempé.

Appel à ma chef : répondeur. SMS : elle est là dans cinq minutes, rendez vous au café du hall. À proximité du Hall se trouve en effet, comme dans la majorité des immeubles de bureau, une foire alimentaire, c’est à dire plusieurs kiosques de restauration et de nombreuses places assises pour le repas de midi.

Arrivée de ma chef. C’est son retour de congés, et rien ne se passe comme prévu : elle ne sait pas si les formalités administratives ont pu être faites comme il fallait pendant son absence.

Présentations à une assistante, et remise du paquetage de base : deux stylos, un bloc note, un cahier, deux blocs de post-it (un carré et un rectangulaire), un correcteur blanc, une agrafeuse chargée.

Attention, l'agrafeuse est chargée.
Attention, l’agrafeuse est chargée.

L’assistante revient elle aussi de vacances : elle ne sait pas – encore – si j’ai un PC et un compte d’accès. Nous verrons bien.

Arrivée à ma place à 9h40 : un « Cubicle » très américain, plutôt bien agencé. J’ai une place isolée près de la fenêtre, très convoitée paraît-il. On le comprends : avec ma vue directe sur le boulevard René Lévesque, devant une immense baie vitrée, je suis mieux lotis que mes collègues qui ne voient guère la lumière du jour. C’est l’inconvénient des « Cubicles » : ils isolent bien et permettent de créer un espace plus intime, mais font obstacle à la lumière.

Il est 10h20. Ma chef n’a pas encore récupéré son mot de passe, désactivé pendant ses vacances, et j’ai fini l’inspection archéologique de mon bureau : deux classeurs vides et un classeur contenant les restes d’une formation que je connais par cœur, une boite de mouchoir, des attaches parisiennes, trois cheveux de l’employée présente avant moi, une photo d’un jeune garçon roux qui pourrait être son fils.

J’explore avec Google Maps les alentours. L’Apple Store de Montreal est à moins de 300m de mon bureau. Ça va être compliqué de ne pas y dépenser l’argent du ménage…

11h40, retour de ma chef, avec un PC portable temporaire : mes choses ne sont pas encore arrivées. Briefing rapide sur ce que je peux regarder sur l’intranet.

12h30, je pars déjeuner, ou plutôt dîner, seul car il n’y a presque personne du fait de cette période de vacances. J’en profite pour me promener à l’extérieur du bâtiment. Avec sa quinzaine d’étage, il n’est pas le plus grand de Montréal, mais d’une taille respectable. Le centre Bell, patinoire qui accueil les Canadiens de Montréal, est à deux pas.

15h40, après avoir vu tout ce qu’il y avait à voir sur l’intranet sans accès dédié, je suis incollable sur les règles de calcul du temps de travail, des déplacements, sur l’implication de mon employeur dans les projets communautaires, sur son engagement pour la diversité… Ma chef vient me voir pour me dire que demain, à neuf heure, un collègue va pouvoir me noyer sous de la doc papier à lire… Mais en attendant, je peux partir. Difficile pour moi, alors on discute un peu, sur les modes de fonctionnement du travail, l’organisation, l’activité.  Je pars à 16h35, ce qui est l’horaire normal ici. 8h -> 16h30, c’est correct. Certains poussent jusqu’à 17h voir 17h30, quand y’a des choses urgentes à finir, me dit-on.

17h, arrivée a ma station de métro. Encore cinq minutes de marche et je serais à la maison. Dure journée…

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