On s’est fait voler…

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Pardonnez-nous, mais ce billet ne sera pas accompagné de photos ou de vidéos que nous avons faites (enfin si, une seule). La lecture de celui-ci vous permettra sans doute de comprendre pourquoi.

Même si nous tentons de faire bonne figure, nous restons un peu des touristes à Montréal. Lorsque nous allons visiter telle ou telle place, nous le faisons souvent entourés des nombreux visiteurs éphémères de la ville, et nous nous retrouvons donc dans des lieux où sévissent les pires Continuer la lecture de On s’est fait voler…

Ne suivez pas le guide

Jusqu’à présent, niveau bouffe, nous avons plutôt eut la main heureuse. Entre les petits déjeuners de nos Bed & Breakfast, les restos et haltes-repas que nous avons pu faire, rien de franchement pas bon ne nous a été donné.

Il ne fallait pas que cela dure !

Nous usons pour nos repas de guides – le routard et un guide local –  pour choisir. Ce soir, à Caraquet, nous sommes allé au restaurant « Le Caraquette », évoqué par le Routard. Et nous nous sommes fait dupés.

Quoi que… en sortant, nous avons relu le guide, et effectivement il n’y est pas dit que la cuisine y est bonne. La terrasse est belle – cela est dit dans le guide – mais il pleuvait. Il y a effectivement un vivier à homards – pas grand mais vivier tout de même. Donc le guide ne ment pas.

Par contre, nous avons mangé (répartis entre les convives) :

  • Une soupe du jour aux légumes et petites pâtes, pas mauvaise,
  • Un filet d’Omble archi cuit, bien sec, accompagné soit de riz quelconque, de carotte et de haricots verts en boite, ou de pomme de terres « pilées » pas bonne,
  • Un poulet BBQ très, très sec, avec des frites ratées (comment est-ce possible… des frites brunes pas cuites ?),
  • Un gateau Hawaïen digne d’une mauvaise cantine Sodexo (pléonasme ?),
  • Un cheesecake gateau au fromage nettement trop sucré,
  • Un thé qui devait infuser depuis 5 heures au moins.

C’était donc infecte, et nous avon inauguré notre premier vrai mauvais repas du roadtrip canadien. Beurk.

Et j’ai krillé, krillé, baleine, pour qu’elle revienne … Lundi 20 juin

9h15 : Nous sommes à l’embarcadère des croisières AML. Y’a une flopée de gosses… pardon, de mômes. Il y a 2 classes de primaire. Avec Oui-oui, Virgule suppose que c’est du krill pour nourrir les baleines. C’est petit, très nombreux, ça grouille, ca crie(ll) et ça court dans tous les sens. En jetant régulièrement du krill dans l’eau, on devrait voir mieux les baleines. On voit sortir des zodiac (peu chargés) partir à la quête du même graal. On en reparlera.

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9h45 : On part … pour Sainte Catherine à 15 mn de là, pour embarquer d’autres passagers. Ce qui veut dire que sur les 3 heures de croisière, un sixième est consacré à ramasser les passagers. Bon. Dont acte. Le bateau embarque une autre fournée de krill !! y’a des gamins partout, ce qui affole la naturaliste qui est là pour « nous faire vivre l’expérience baleine » et nous convier « à la lutte pour sauvegarder le patrimoine du St Laurent à travers cette brochure de 29 pages en couleur traduite en 6 langes et en vente à notre boutique au pont inférieur » Ouf !! elle n’arrêtera pas de parler, souvent pour combler le vide. Le vide ? quel vide ? celui de la mer. La houle est forte, le vent violent, le bateau roule d’un bord à l’autre malgré sa taille et on se dit « on aurait pu être dans un zodiac et très, très mal ».

La mer est vide. On a beau nous répéter qu’il y a 4 grosses baleines rorqual dans la zone, on y tourne 30 mn dans un vent glacial sans rien voir. Mais c’est la vie aussi. Heureusement, les baleines ne sont pas dressées à se montrer. Une fois cela dit, on nous annonce que l’on va retourner dans le fjord du Saguenay pour tenter de voir autre chose, s’il y en a. Tout cela sous les haut-parleurs qui clament « je demande à tous les enfants d’arrêter de courir, et de s’asseoir ». Et ca continue à courir sans s’asseoir, en rigolant, bien sur.

Quelques remous, quelques embruns plus tard, eh, bien oui, à l’entrée du Saguenay, nous voyons des belugas. Enfin, « voyons » … c’est un grand mot. Pour ceux qui ont réussi à se pencher assez parce que l’avant du bateau est bondé. Les autres (nous, entre autres), apercevons des formes blanches qui passent dans les vagues, formes bien difficiles à distinguer de l’écume des milliers de petites vagues poussées par le vent. C’est pas gros, un beluga, à 200m. On tente les photos, ça donne cela.

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En tout, 30 secondes cumulées de dos de belugas. Certes, la compagnie n’y est pour rien, mais ça laisse un peu sur sa faim, à 80 $/personne. On débarque à 12H45 comme prévu à Tadoussac, après un petit tour dans le fjord pour voir un éléphant

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une cascade, et des phoques…… mais y’en a pas non plus, des phoques.

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Bref, ça sent le « plan B ». Au débarquement, une autre fournée de krill attend avec d’autres passagers. Bonne chance à eux.

En conclusion, on s’est demandé avec les Oui-Oui si les belugas n’étaient pas toujours là, et avec leurs capacités respiratoires plus faibles que celles des baleines, plus susceptibles d’être vus que celles-ci. Une sorte de bouée de secours disponible pour sauver la croisière (qui doit forcément « s’amuser »).

Comme on est vraiment mauvaise langue avec les Oui-Oui, on a même supposé que ce n’était peut être pas des dos de belugas, mais des bouées en forme de belugas peintes en blanc, qui remontaient du fond par télécommande. On vous a mis le schéma de principe pour mieux comprendre.

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Langue de vipère, Virgule et les Oui-Oui.

Bon, les 3 tentatives « voir les baleines » ayant échoué, on a quand même essayé et on recommencera.

Observation des baleines, tentative 3

Pour mettre toutes les chances de notre côté, nous sommes montés dans ce que mon papou appèlerait un « promène couillons ». Celui-ci nous offre une croisière aux baleines en nous emmenant sur les spots connus de nourrissage des divers cétacés.

Trois heures de navigation, dans le froid, le vent, les gesticulations des mômes même pas encadrés par leur professeurs, et plus de 300 dollars plus tard, on a vu 5 dos de bélougas, pendant quelques secondes. 

Pour le côté impressionnant, on repassera. 

Je vous ai mis une photo des gardes côtes, parce qu’on avait pas de photo de baleine…

Tentative numéro 3 : échec.